27 avril 2007
Méthodes de lecture, fin.
Pour compléter mes 2 posts précédents, et pour rappeler des souvenirs à Isma, voici donc les couvertures (cette fois il y en avait 2 différentes) de la 3è méthode "célèbre" chez les trentenaires (et peut-être les autres ?) : Rémi et Colette.
25 avril 2007
Méthode de lecture, suite....
A la lecture de mon texte du 13 avril, le Chevalier de Balibari a eu la bonne idée d'aller chercher sur internet son propre livre de méthode de lecture qu'il a utilisé en 1979. Je vous le présente donc ici pour peut-être éveiller des souvenirs chez certains d'entre vous.
D'après ses recherches, celle-ci date à l'origine de 1964 et était l'une des plus utilisées avec la mienne et une autre dénommée "Rémi et Colette". Tout celà vous dit-il quelque choses ?
13 avril 2007
Poucet et son ami
En attendant de pouvoir de nouveau partager avec vous mes aventures photographiques, j'utilise une image venant d'internet (car ça ça marche) pour vous parler de la méthode de lecture avec laquelle j'ai appris à lire au CP. Grâce à internet, j'ai pu enfin retrouver ce livre sorti des tréfonds de ma mémoire et auquel je voue une tendresse particulière car il m'a fait accéder au monde de la connaissance, au plaisir intense de la lecture, une de mes plus grandes joies dans la vie...
J'aimais beaucoup ce petit garçon et son petit écureuil, même si je ne me souviens plus de leurs aventures.
J'adore le graphisme rétro de ses illustrations qui renvoie aux années 50, date de sa première édition. C'est drôle car je me suis aperçue en lisant la couverture qu'il s'agissait d'une méthode mixte alors que dans mon souvenir, c'était une méthode syllabique. Il est d'ailleurs peut-être significatif que ce soit les associations de lettres pour former les syllabes qui me restent en mémoire. Mais point ici de polémique autour des méthodes d'enseignement. Je peux seulement vous dire que celle-ci m'a permis d'apprendre à lire en 4 mois, donc elle devait être efficace !
Comme la madeleine de Proust, cette vision m'a replongé dans l'atmosphère de la classe de mes 6 ans, très nette dans mon esprit. J'étais au premier rang à droite ; nous avions des tables individuelles incluant dans la même structure chaise, table, casier, avec une rainure pour les stylos et un trou pour les encriers (qui ne servait plus bien sûr !). Nous devions tenir nos bras croisés ou les avant-bras posés à plat sur la table. Nous n'avions pas droit aux gommes ou effaceurs pour nous pousser à nous appliquer et éviter les ratures. Il y avait un coin bibliothèque au fond avec des coussins par terre. Je m'évadais parfois en regardant les cartes pendant au mur, en faisant des parcours imaginaires dans les reliefs de la France ou autres pays présentés. Nous avions des ardoises que nous levions bien haut pour montrer les réponses aux questions de la maîtresse. Nous recevions des bons points et des images. Je me souviens aussi des suites de lettres copiées consciencieusement sur nos cahiers à 2 lignes pour apprendre à écrire. Comme il était difficile de reproduire le modèle parfait placé en rouge en tête de ligne des boucles des "b", des "e" (ma bête noire) ou des "f". Et puis, le verre de lait que la "dame de service" appelée Marie-Thérèse nous donnait à l'heure de la récréation...
Au fait, je précise que tout ça se déroulait en 1980, je ne suis pas jeune, mais je ne parle pas de l'époque des porte-plumes ! C'était dans une école publique de la banlieue parisienne. Et la maîtresse s'appelait Madame Grosbois. Elle avait des grosses lunettes, me paraissaît âgée, s'habillait à la "Simone Veil" avec notamment ces chemisiers à noeud retombant sous le cou ; elle était très gentille. Je ne l'ai jamais revu hélas... J'aurais bien voulu lui dire merci pour m'avoir donné de si solides bases de connaissances élémentaires.
Bien, j'espère que cette note nostalgique nous vous aura pas barbé... Vous souvenez-vous comment vous avez appris à lire ?
29 septembre 2006
Souvenir de lecture
En ce moment, sur les murs de la ville, fleurissent les affiches annonçant la prochaine sortie du film "Le Grand Meaulnes". 
Je ne sais rien de ce film (et je n'ai pas trop envie d'en savoir), mais la vue de ces panneaux m'a fait l'effet de la madeleine de Proust (dont, soit dit en passant, je n'ai jamais lu une traître ligne, HONTE à moi), en me rappelant le début de mon adolescence. En effet, le Grand Meaulnes est LE livre qu'il faut lire quand on est à cet âge de la vie.
Bien que l'ayant lu deux fois, je serais incapable de vous raconter son histoire de façon linéaire. Elle est restée nimbée du mystère des brumes de la Sologne et de l'évanescente Yvonne de Galais. Elle parle d'amour idéalisé, d'amitiés fortes et inconditionnelles, de serments, d'absolu..., bref de l'Adolescence. Je l'ai découvert dans une édition du Livre de Poche des années 60, au papier légèrement jauni, et dont la couverture aquarellée ajoutait encore au rêve. Et puis dans mon esprit se confondaient, se confondent toujours, le destin du héros et la fin tragique d'Alain-Fournier sur un champ de bataille du Nord-Est de la France aux premiers jours de la Grande Guerre, renforçant encore l'aspect poignant de l'ouvrage.
Un souvenir mêlé d'odeurs et d'images d'école, d'automne, de campagne...







