30 septembre 2007
Escapade #2 : Cotentin et Guernesey
J'ai mis du temps à rédiger ce billet, mais il va vous falloir prendre votre courage à deux mains, c'est un véritable album photo !
J'ai pris mon deuxième bol d'air pur, mais pas forcément frais parce que le temps y fut resplendissant, en Normandie, et pour une journée, sur l'île de Guernesey.
Le Cotentin est riche de paysages et de beautés. Cette fois j'y ai retrouvé des jardins merveilleux,
des églises qui ont un petit air de Bretagne ou d'Irlande,
des vaches normandes paissant dans les marais secs en cette saison.
Je jetterai un voile pudique sur une traversée en bateau vers Guernesey qui ne fut pas des plus glorieuses... pour faire bref, j'ai découvert ce qu'était le mal de mer, à cause de ce que l'on nomme en langage marin "une houle de côté".
Mais c'était déjà de l'histoire ancienne lorsque s'annonça le point d'orgue de la journée : le pélerinage sur les traces de VICTOR HUGO bien sûr. Comme vous le savez sans doute, cet homme, qui avait le courage de ses idées, lui, est parti quand l'homme d'État qu'il exécrait a pris le pouvoir (Napoléon III). Après ses premières années d'exil à Bruxelles, Jersey et dans une autre demeure de Guernesey, il s'installa, pour de longues années (à peu près 16), à Hauteville House, avec femme et enfants... Juliette Drouet n'étant pas très loin, dans une autre maison.

Hauteville House, façade sur jardin (et sur mer).
Léguée en 1927 par ses petits-enfants à la Ville de Paris, elle est demeurée dans son jus : pas de reconstitution ici pour une fois, d'où l'impression très forte de mettre ses pas dans ceux de l'écrivain, de s'attendre à le voir installé dans quelqu'une de ces salles au décor improbable. En effet, un génie en exil sur une île de quelques kilomètres carrés, aussi charmante soit-elle, où la vie culturelle est quelque peu limitée, a besoin de donner libre cours à sa créativité toujours débordante. L'écriture ne pouvant suffire, elle s'est donc aussi exercée dans la création d'un décor extra-ordinaire, mais bien dans l'esprit de son époque, le XIXè siècle éclectique, historicisant. Il a mis en branle un réseau d'acheteurs qui lui fournirent meubles, objets d'art, tentures, faïences... de différentes époques, mais surtout XVIè et XVIIè siècles, de toutes provenances, afin de constituer le décor de ses rêves né de son imagination. Cela donne des armoires, buffets, qu'il fit démonter, remonter sous des formes différentes, des tapisseries qu'il tendit partout, même aux plafonds, des céramiques dont il recouvrit les murs de sa salle à manger...
Le tout donne une ambiance beaucoup moins glauque que ce que je ne croyais (bon, il faudrait revenir un jour où la tempète gronde pour se faire une opinion définitive).
Voici quelques vues choisies de la visite.
Plafond du salon des hommes.
La salle à manger : vous noterez la discrète allusion au maître des lieux...
Un coin ou plutôt recoin du salon bleu.
Le baldaquin du salon rouge.
La porte du salon rouge vue de l'intérieur.
La pièce à la fonction mystérieuse, peut-être sa propre chambre mortuaire mise en scène par Hugo, mais rien n'est certain.
Après tant de magnificence, nous arrivons, tout au sommet de la maison à la chambre de l'écrivain qui paraît bien modeste.
De sa bibliothèque et de cette chambre il pouvait à loisir gagner son fameux look out, comme suspendu au-dessus de la mer, voyez plutôt :
C'est là qu'il écrivait, debout, sur les pupitres que l'on voit pliés contre le mur, face à la mer, à la France (au premier plan, ci-dessous, ce ne sont pas les côtes françaises, mais l'île de Sercq).
Mais Guernesey, c'est véritablement une incursion en Grande-Bretagne (et c'était la toute première pour moi). On le sait en voyant les demeures des autochtones,
leurs cimetières,
leurs billets,
leurs voitures qui roulent à gauche,
leurs bizarreries : un des grands défis de l'après-midi fut de trouver les arrêts de bus car il y avait des arrêts officieux partout où un passant levait la main, en plus des arrêts officiels, réduits à leur plus simple expression, donc invisibles de loin et de surcroît souvent placés à des endroits particulièrement dangereux, par exemple sur la route, dans un virage :
Enfin, l'effort valait le détour : au Nord de l'ïle, donc l'équivalent de la Côte d'Azur pour les grands-bretons, s'étend la charmante Cobo Bay
16 septembre 2007
Un an
Ce blog a déjà un an ! Et dire que j'ai failli oublier !!! Je ne sais toujours pas trop quelle est sa ligne éditoriale, mais il existe encore... malgré l'irrégularité et l'éclectisme de mes publications. Préférant éviter les bilans en ce moment, je me contenterai de dire un GRAND MERCI à vous, lecteurs, réguliers ou de passage, toujours peu nombreux, mais précieux... Merci aux amis qui me lisent et aux blogueurs(ses) qui sont devenus des connaissances familières et que j'aime à lire de mon côté. Comme l'aventure me plaît toujours, elle va bien sûr continuer !
15 septembre 2007
Journées du Patrimoine
08 septembre 2007
Escapade #1 : en Limousin
Je reviens enfin sur mes courtes escapades estivales pour vous en proposer quelques vues choisies. La première s'est déroulée en Limousin. En voici un résumé succinct en images : la thésarde en presque fin de thèse en ayant déjà un peu marre d'écrire, elle préfère vous livrer des photos brut... brut ? Brutes ! (référence astérixienne).
Petit inventaire de choses vues en Limousin.
Un jardin sur le thème de la haute-couture : un tapis de fleurs...
Une châsse émaillée limousine du XIIIè siècle géante...
[lieu de conservation non cité par crainte des vols]
Une fontaine de chocolat chez un excellent chocolatier (de classe parisienne) limousin dont la boutique "historique" est située à Treignac en Corrèze....
Un charmant village aux toits d'ardoise, typiquement corrézien...
Des paysages aux horizons bleutés, grisés, bref changeants sous la course des nuages...
Vues depuis le sommet du Suc de May, dans les Monts des Monédières, 908 m.
A très bientôt, pour la suite de mes aventures... en terre normande et anglo-normande.
02 septembre 2007
Spéciale dédicace à Aurore
Vous aurez sans doute du mal à le croire, mais c'est en regardant, un soir des vacances de Noël 1989 ou 90 (d'après mes recoupements) le téléfilm dont est tiré cet extrait ("Le Cavalier masqué", en VO "The Lady and the Highwayman") qu'Aurore et moi sommes tombées amoureuses d'un jeune acteur anglais encore totalement inconnu, Hugh Grant (j'avais pris le soin de bien repérer son nom au générique pour me souvenir de lui et je prononçais bien sûr "Hugues"). A l'époque nous ne nous en sommes pas parlé, sans doute honteuses d'avouer avoir vu un téléfilm tiré d'un livre de B. Cartland, et ce n'est que quelques années plus tard, quand le comédien sus-nommé fut devenu une vedette, que nous avons découvert dans les rires notre coup de coeur commun (nous avons d'ailleurs vu ensemble "4 mariages et un enterrement"). On peut dire aujourd'hui pour sauver la face que nous avions un regard affuté pour déceler les futurs talents.
Circonstance atténuante : nous avions 15 ans.
Soyez patients, Hugh n'apparaît qu'au bout de 4 minutes.





































