En ce moment, sur les murs de la ville, fleurissent les affiches annonçant la prochaine sortie du film "Le Grand Meaulnes". affiche_Meaulnes

Je ne sais rien de ce film (et je n'ai pas trop envie d'en savoir), mais la vue de ces panneaux m'a fait l'effet de la madeleine de Proust (dont, soit dit en passant, je n'ai jamais lu une traître ligne, HONTE à moi), en me rappelant le début de mon adolescence. En effet, le Grand Meaulnes est LE livre qu'il faut lire quand on est à cet âge de la vie.
Bien que l'ayant lu deux fois, je serais incapable de vous raconter son histoire de façon linéaire. Elle est restée nimbée du mystère des brumes de la Sologne et de l'évanescente Yvonne de Galais. Elle parle d'amour idéalisé, d'amitiés fortes et inconditionnelles, de serments, d'absolu..., bref de l'Adolescence. Je l'ai découvert dans une édition du Livre de Poche des années 60, au papier légèrement jauni, et dont la couverture aquarellée ajoutait encore au rêve. Et puis dans mon esprit se confondaient, se confondent toujours, le destin du héros et la fin tragique d'Alain-Fournier sur un champ de bataille du Nord-Est de la France aux premiers jours de la Grande Guerre, renforçant encore l'aspect poignant de l'ouvrage.

Un souvenir mêlé d'odeurs et d'images d'école, d'automne, de campagne...